Archives datant de août, 2008
Copier/Coller de fainéant #4 : VinZ
par admin le 28 août 2008, dans On en parle
Il y a des fois où l’on a des idées en tête pour écrire un article mais où l’on tombe sur un autre blogueur qui a écrit mieux que vous l’auriez fait. Alors pour éviter de paraphraser / copier l’article original, la meilleure solution est encore le lien !
Attention iPhoneUsers cet article est dangereux pour votre santé ! x) Un petit copier/coller d’un MacUser qui a pour particularité – c’est à souligner parce qu’extrêmement rare – de ne pas s’agenouiller devant tout ce qui a une pomme croquée sur la coque arrière !
Et pour le coup, c’est mon actuel appareil favori qui en prend pour son grade : le … comment il s’appelle … raaahh on n’en parle pas beaucoup alors forcément je ne retiens plus le nom … mais si vous savez le truc sur lequel tu peux afficher de l’eau et quand tu le bouges, l’eau bouge avec … raaaahhh mais si … bon ok j’arrête c’est lourd ! C’est un article sur l’iPhone bien entendu ! Merci VinZ pour la détente !
Minority Report et la sanction sans fait
par admin le 25 août 2008, dans Philo ?
Ce soir c’était session DVD avec Minority Report de Steven Spielberg réalisé d’après une nouvelle de Philip K. Dick. Pour ceux qui n’auraient pas vu le film ou qui n’en auraient pas assez entendu parler pour savoir de quoi il s’agit, le scénario est basé sur une anticipation de ce que pourrait être notre système judiciaire dans un certain nombre d’années si l’on arrivait à prédire les crimes, les empêcher et en sanctionner les acteurs.
Au-delà de la beauté des images, il y a une question philosophique que soulève le film : Comment peut-on légitimement punir une personne d’un fait qu’elle n’a pas encore commis ?
Les arguments allant à l’encontre de ce système sont assez simples : quels que soient les certitudes que l’on ait sur sa réalisation, puisqu’il n’a pas été possible de constater le flagrant délit ou d’en prouver sans contestation possible sa réalisation mise à part par une “précognition”, il est impossible d’imputer à un pseudo-meurtrier un acte qu’il n’a pas encore commis. C’est d’ailleurs de cette manière que fonctionne la justice actuellement : on ne peut imputer une violation de la loi à un suspect que si celui-ci a été pris en flagrant délit ou, si l’acte n’ayant pas été constaté de visu, si les preuves scientifiques réunies constituent un matelas suffisant à l’accusation avec certitude. Ce fonctionnement implique une constatation des faits, soit dans le présent (flagrant délit), soit dans le passé (constatation des faits après coup).
Les arguments allant dans le sens du système de précognition présent dans le film sont démontrés d’une manière extrêmement astucieuse dans Minority Report. Au lieu de relater la scène du film, je vais légèrement la modifier.
Imaginons que je vous subtilise habilement (parce que je suis habile, si si !) un objet fragile auquel vous tenez énormément. Je jette celui-ci en l’air. Qu’allez vous faire ? C’est évident, vous allez le rattraper ! Et pourquoi ? Parce qu’il allait tomber et se casser, allez-vous me répondre ! Et moi de vous demander : “Puisqu’il n’est pas tombé, comment peux tu être sûr de ce qui allait se passer ? Tu étais donc sûr de ce qui allait se passer, de la même manière que les “precogs” (nom des trois personnages capables de prédire l’avenir dans le film) sont sûrs de ce qu’il va se passer ! Et ceux, sans que les faits aient réellement eu lieu”. Et vos remontrances quant à mon action feraient un évident parallèle avec les sanctions judiciaires prisent à l’égard d’un futur-meurtrier pris par le système de précognition du film !
Bon tout ça sent fortement l’embrouille mais moi qui aime bien avoir à réfléchir sur de tels emberlificotements philosophiques, je trouve ici une question à laquelle une réponse ne pourra être apportée que par un changement de mentalité et de logique judiciaire. La question reste donc la suivante : “Peut-on ou ne peut-on pas sanctionner en prévision d’un acte ?”.
Enfin … pour se poser réellement la question, il faudrait bien entendu qu’il soit possible de prédire l’avenir ! Mais depuis quand les philosophes ne philosophent que sur des sujets d’actualité ?
Phrase du jour #4
par admin le 17 août 2008, dans Vrac
Alexander Popov en parlant du dopage : “un mot que je ne veux même pas utiliser” … ne pas utiliser le mot est une chose, ne pas l’utiliser en pratique … c’en est une autre !
Copier/Coller de fainéant #3 : Libération
par admin le 04 août 2008, dans On en parle
Il y a des fois où l’on a des idées en tête pour écrire un article mais où l’on tombe sur un autre blogueur qui a écrit mieux que vous l’auriez fait. Alors pour éviter de paraphraser / copier l’article original, la meilleure solution est encore le lien !
Pour le coup ce n’est pas un blogueur que je vais Copier/Coller mais un article de Libération qui Copie/Colle (et sélectionne) lui-même un discours d’Alexandre Soljenitsyne (qui revient dans l’actualité suite à son décès si je puis dire). Un discours très intéressant sur “le déclin du courage en Occident”.
Ses propos rejoignent pour partie ceux tenus par Pascal Bruckner dans “La tyrannie de la pénitence”.
De l’utilité de la grève
par admin le 04 août 2008, dans Popolitique
“Maintenant quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit !” Ce sont, à peu près, les mots qu’a utilisé le président de la République pour conclure sur ses actions visant à instaurer un service minimum les jours de grève. Pour être clair, je trouve ça désolant …
Ce qui faisait auparavant la majorité du poids d’une grève, c’était le fait que le pays ne puisse plus fonctionner correctement, en d’autres termes, que cela dérange. Quoi de plus normal que de mettre les autorités du pays dans une situation telle qu’ils aient besoin d’intervenir d’une manière ou d’une autre ? C’est la définition d’une négociation il me semble : que les deux parties aient chacunes des atouts en main pour arriver à une décision prise d’un commun accord.
Ce “pouvoir de déranger”, les grèvistes ne l’ont plus désormais puisque le gouvernement, bien aidé en cela par les medias se sont arrangés pour que les usagers mécontents ne le soient plus envers le gouvernement mais envers les grèvistes eux-mêmes … Alors qu’ils avaient auparavant le pouvoir de faire bouger les choses en invectivant le gouvernement à trouver une solution, les “victimes” de la grève ont été retournées (et non pas se sont retournées, j’insiste) contre les grèvistes.
Haha les “victimes” … celles là même qui n’ont aucun respect pour les personnes qui font qu’elles ont accès à certains services au cours de leur vie, celles là même qui n’ont que faire de la situation des personnes qui leur permettent de se rendre sur leur lieu de travail quotidiennement, celles là osent s’en prendre à un droit civique qui leur appartient également et qui va leur être retiré, si tant est qu’on ne puisse considérer qu’il en soit déjà ainsi …
La manipulation de masse, autrement dit une certaine forme de propagande (oula le gros mot), aura encore une fois permis aux autorités de faire avancer un pays dans le sens désiré par une minorité (élue … là est le problème). Mais cette fois, cette évolution va à l’encontre des acquis sociaux qui nous aidaient encore à avoir un pouvoir sur quelque chose … on appelait ça le “pouvoir de la rue”. Il me semblait pourtant que le “pouvoir au peuple” était la condition sinequanone à l’établissement d’une démocratie …
Ah j’oubliais le droit de vote à la Star Ac’ … donc je confirme nous sommes bien en démocratie …